Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

Batterie Asus X53T

La seconde tablette de Microsoft, Surface Pro, sera mise en vente en France à partir du vendredi 17 mai. Présentée comme une alternative à un véritable PC nomade, elle est équipé de Windows 8 Pro et repose sur une puce x86 - fournie par Intel - et non pas sur un design ARM comme pour la tablette Surface lancée en octobre dernier. Malgré son format tablette, Surface Pro peut presque être considéré comme un PC portable avec ses ports USB 3.0, HDMI, microSDXC et son poids d'un kilogramme. Dotée d'un écran de 10,6 pouces multipoints (supportant une résolution 1920 x 1080 pixels), elle est animée par un processeur Intel Core-i5 cadencé à 1,7 GHz épaulé par 4 Go de RAM. Les interfaces sans fil sont bien sûr de la partie avec le Bluetooth 4.0 et le WiFi 802.11 a/b/g/n. Cette ardoise dispose en outre d'un stylet pour davantage de précision dans l'écriture manuelle ou le dessin numérique, et peut se greffer à deux types de claviers, l'ultra-fin et résistant Touch Cover (119€) et le plus classique Type Cover (129€).

Présentée au salon taiwainais, la première tablette animée par une puce Intel Broadwell réussit à être plus mince que l'iPad Air. L'avenir des tablettes sur base Intel Broadwell s'annonce fort prometteur comme l'a démontré le fondeur de Santa Clara au dernier salon Computex à Taiwan (du 3 au 4 juin 2014). Le premier prototype montré par Intel s'avère en effet plus mince qu'un iPad Air grâce l'utilisation de la cinquième génération de puces Core gravée en 14 nm. Baptisée Llama Mountain, cette tablette montrée à Taipei n'est pas l'unité factice déjà montrée à la presse et fonctionne normalement avec Windows 8.Avec une épaisseur de 7,2 millimètres, cette ardoise réussit donc à être plus mince qu'un iPad Air (7,5 millimètres). Un exploit atteint grâce à la taille supérieure de l'écran, 12,5 pouces pour le produit Intel contre 10 pour celui d'Apple, ce qui permet de mieux agencer les composants de la tablette. Le poids de la Llama Mountain a également été contenu avec seulement 670 grammes. A titre indicatif, la Surface Pro 3 de Microsoft, qui dispose d'un écran de 12 pouces, pèse 800 grammes.

Le produit présenté par Intel n'est toutefois pas destiné aux consommateurs. Il s'agit d'un design de référence que les constructeurs de PC pourront récupérer pour produire à la chaine des tablettes du même type. Confronté à une érosion des ventes de PC, le fabricant qui peine à percer sur le marché des tablettes, fonde de grands espoirs sur sa dernière génération de puces Core.Cette tablette repose sur une puce Broadwell Y qui sera en fait commercialisée sous l'appellation Core M, une marque qu'Intel destine à ses processeurs basse consommation haut de gamme. Cette puce gravée en 14 nm est beaucoup plus petite et plus efficace au niveau énergétique que la génération précédente Haswell. Intel ne souhaitait toutefois pas communiquer sur l'autonomie réelle de sa tablette.

La tablette présentée à Taipei ne possédait que quelques programmes de base, mais ils se chargeaient en un clin d'oeil. Les cartes s'affichaient ainsi sans délai et l'application de messagerie électronique venait instantanément, et il n'y avait pas d'attente pour charger les dernières nouvelles ou informations météo. Sans vraiment mesurer le boot, la tablette semblait démarrer plus rapidement que n'importe quel PC, selon notre confrère Agam Shah d'IDG News Service présent à Taipei.Comme cette tablette a été amenée à rogner son épaisseur, un seul port USB 3.1 est présent pour recharger le périphérique. Il est toutefois également possible de raccorder un dock clavier séparé, qui semblait extrêmement mince mais solide. Grâce à ce clavier détachable, la tablette lancée par Intel se présente aussi comme un PC complet comme la Surface Pro 3 chez Microsoft. Selon notre confrère, l'écran haute définition était de bonne facture avec des images visibles sous tous les angles, même en pleine lumière.

Si on considère l'ensemble de la proposition d'Intel, ce prototype qu'on peut considérer comme un simple tablette simple ou un PC hybride, préfigure les ordinateurs minces mais puissants qui arriveront dans un très proche avenir. Soumis à une rude concurrence avec ARM, les fabricants de PC vont être amenés à réduire de moitié l'épaisseur des PC hybrides actuels tout en améliorant leurs performances globales. Des fournisseurs comme Dell ont déjà montré au Computex 2014 des PC hybrides avec une épaisseur comprise entre 18 et 20 millimètres mais c'est encore trop important pour rivaliser avec de véritables tablettes. Les fabricants vont devoir prendre des décisions sur le nombre de ports disponibles - tels que le DisplayPort et le HDMI - avant de pouvoir proposer des tablettes aussi minces que la Llama Mountain d'Intel.Plus important encore, ce prototype est également le signe qu'Intel va enfin sortir des puces mobiles reposant sa microarchitecture Broadwell. Si aucune date de livraison n'a été précisée pour ces processeurs, la firme a toutefois déclaré que les produits seront disponibles à temps pour les fêtes de fin d'année.
Le cabinet d'études IDC prévoit désormais que les ventes mondiales de tablettes et de PC portables hybrides ne progresseront que de 12% en 2014. La concurrence des phablettes, ces smartphones dotés d'un écran de plus de 5,5 pouces, contribue en bonne partie au ralentissement de la croissance du marché.

Jusqu'à présent, IDC prédisait au marché mondial des tablettes et des PC portables hybrides (à la fois ordinateur nomade et tablette) une croissance annuelle de 51,8% en 2014. Mais les résultats moins bons que prévus des ventes de ces terminaux mobiles au premier trimestre de l'année ont amené le cabinet d'études à revoir ses prévisions. Et autant dire qu'il ne fait pas dans la demi-mesure. Il table désormais sur une progression du marché des tablettes et des hybrides limitée à 12,1% en 2014, soit 39,7% de moins que ce qu'il anticipait jusqu'ici. Si ces nouvelles projections se vérifient, les industriels du secteur ne devraient plus livrer que 245 millions d'unités contre 260,9 millions d'unités attendues jusqu'ici.

« Deux facteurs contribuent notablement au ralentissement de la croissance du marché. En premier lieu, le fait que les consommateurs gardent leurs terminaux bien plus longtemps que prévu, tout particulièrement lorsqu'il s'agit de modèles haut de gamme. Et même lorsqu'ils les remplacent, ils donnent souvent les anciens à un membre de la famille, explique Tom Mainelli, analyste chez IDC. S'ajoute à cela la concurrence des phablettes [Ndlr : nom données aux smartphones dotés d'un écran de 5,5 pouces et au-delà] qui offrent un confort suffisant pour réaliser des taches effectuées sur une tablette. »Or, au premier trimestre 2013, la part des phablettes dans le marché mondial des smartphones était de 4,3% en volume. A la même période cette année, cette proportion est passée à 10,5%, soit 30,1 millions d'unités. Pour s'adapter à la concurrence de ces smartphones XXL, IDC s'attend à ce que les fabricants de tablettes et de PC hybrides cherchent à rebondir en se focalisant d'avantage sur les produits dotés d'écrans de 8 pouces et plus. A l'heure actuelle, plus de 50% des tablettes vendues proposent une surface d'affichage comprise entre 7 et 8 pouces. A en croire le cabinet d'études, cette tendance devrait profiter à des produits tels que les tablettes Surface Pro 3 de Microsoft et Galaxy Note Pro de Samsung avec leur dalle 12 pouces.

Pour les fabricants de tablettes et de PC portables 2 en 1, cette manoeuvre défensive présenterait en outre un avantage financier. En effet, les terminaux de 8 pouces et plus sont en moyenne vendus à un prix supérieur de 50% à leur équivalents de moins de 8 pouces. Si les industriels adoptent bien cette stratégie, IDC prévoit que la part des tablettes dotées d'un écran de 8 à 11 pouces passera à 48,9% du marché en 2018 contre 44,1% aujourd'hui. Quant aux produits dotés d'un écran de 11 pouces et plus, ils devraient capter 6,6% des ventes mondiales de tablettes dans quatre ans contre 0,9% en 2014. La tablette Surface 3 de Microsoft viendra avec Windows 8.1 - assorti d'une mise à jour gratuite vers Windows 10 - et sera disponible dans 26 pays à partir du mois de mai. Force est de constater que Microsoft ne renonce pas à percer sur le concurrentiel marché des tablettes. Avec le lancement de la Surface 3 (600€), la firme de Redmond propose une ardoise capable de rivaliser avec un modeste PC en termes de performances. Et si elle arrive avec Windows 8.1, Microsoft annonce déjà qu’une mise à jour gratuite vers Windows 10 sera proposée. La firme ne voulait pas attendre la sortie de son prochain OS pour commercialiser cette tablette qui vient remplacer la Surface 2 équipée d’une puce ARM et animée par Windows RT OS.

Écrire un commentaire

Optionnel